La vente directe depuis son site internet est entrée dans l’ère du temps et a pris de l’ampleur ces dernières années aux États-Unis et dans d’autres pays anglo-saxons, mais est-ce que cela en vaut le coup ?
Il y a plusieurs raisons de vendre ses livres directement depuis son site internet :
Dave Chesson, de Kindlepreneur, a réalisé une étude auprès de 547 auteurs en 2024 qui donne quelques réponses :
66 % des auteurs qui vendent directement ont au moins publié 5 livres et 46 % ont plus de 10 livres à leur actif.
Fait intéressant, 31 % des auteurs interrogés n’ont commencé à vendre directement que dans les deux dernières années. Cela signifie que vendre directement, même aux États-Unis, est relativement nouveau.
Les auteurs avec + de 10 livres gagnent environ 1,045 $ par mois en moyenne, soit 5 fois plus que ceux qui ont entre 2 et 4 livres.
Cela réaffirme la notion qu’il y a un lien entre des ventes régulières et le nombre de livres qu’un auteur produit.
La Romance, la Fantasy, la Science-Fiction et les romans historiques sont les genres littéraires les plus populaires.
Mais ce sont les livres pratiques qui se vendent le mieux. Ce n’est pas vraiment une surprise, car les auteurs spécialisés dans certains sujets peuvent tirer parti des ventes directes pour monétiser leur autorité.
Il existe une corrélation claire entre la taille de la liste de diffusion et les ventes directes. Les auteurs qui ont plus de 15 000 abonnés vendent 20 fois plus que les listes de moins de 100 abonnés. Les données montrent même qu’environ 45 % des auteurs qui réussissent dans la vente directe ont plus de 1 000 abonnés sur leurs listes de diffusion.
Ce n’est pas surprenant, puisqu’une liste importante donne aux auteurs une ligne directe vers ses lecteurs et une audience captive de fans, leur permettant de lancer avec succès leurs nouveaux livres, de promouvoir leurs offres spéciales et donc d’augmenter les ventes.
Les formats papier (hardback & paperback) représentent la majorité des ventes à 80 %, suivi de près par les livres numériques (79 %). Les livres audio sont loin derrière à 19 %.
Parmi les imprimeurs, Amazon et Ingram Spark sont ex æquo et représentent 46 % du marché. Derrière eux, on trouver Bookvault à 13 %.
Et bien sûr, le merchandising (mugs, t-shirts, etc.) a aussi sa place.
WordPress/Woocommerce est loin devant avec 37 % d’utilisateurs, Shopify se classe 2e avec 18 % devant Wix, Payhip et Squarespace.
La raison est sans doute le coût mensuel de Shopify, qui est relativement élevé. Dave Chesson note cependant que les auteurs qui vendent le plus utilisent Shopify, probablement à cause de ses fonctionnalités, mais aussi ses applications avec des intégrations telles que Bookvault.
Les réseaux sociaux (Instagram, Facebook, Tik Tok, etc.) sont la source principale de trafic (42 %) suivi par la liste de diffusion (23 %) et les publicités (16 %).
La question sera différente pour chacun, mais d’après Dave Cheson, il y a quelques points à considérer avant de se lancer :
Vous souhaitez lire l’étude (en anglais) en entier ? Vous la trouverez ici.
En tant qu’auteurs non anglophones, nous vous conseillons de vous lancer dans la vente directe en France avant de passer à l’international. Nous ne connaissons pas d’étude aussi précise sur la vente directe en France, mais nous suspectons que la plupart des points cités ci-dessus s’appliquent probablement en France aussi.
Avez-vous testé la vente directe depuis votre site internet ? Comment cela se passe pour vous ? Dites-nous tout en commentaire.
Cet article a été publié pour la première fois sur notre newsletter Substack Publier En Anglais.